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10 mars 1967

Svetlana Iossifovna Allilouïeva parvient à échapper à la filature du KGB et arrive discrètement dans une maison en brique sur les bords du Lac Léman. C’est là qu’elle demande l’asile politique aux Etats-Unis pour se libérer de l’image de son dictateur de père, Joseph Staline.

A la Sorbonne, un jeune étudiant en sociologie, Daniel Cohn-Bendit, prend la parole dans le dortoir des filles de la cité universitaire. Ça n’est pas pour une bataille de polochons, mais bien pour lancer ce qui deviendra la plus grande bataille de libération de l‘après-guerre, Mai-68.

Dans son imposante chambre qui donne sur la Place St-Pierre, Paul VI met la dernière main à son encyclique Populorum progressio. De sa plume hésitante mais résolue, il écrit que « le développement ne se réduit pas à la simple croissance économique », sans se douter que dès l’année suivante, les théologiens de la Libération exploiteront cette petite phrase pour justifier leur combat.

Observant les lapins de son jardin de la Boisserie, le Général de Gaulle est d’humeur badine. Yvonne, se laisse-t-il aller d’un regard lubrique au-dessus de son exemplaire du Figaro, votre gaine vous va à ravir !

Pendant ce temps à Bruxelles, Geneviève et Luc ont d’autres chats à fouetter. Un chat ? Non, plutôt un loup. Un louveteau même. Dans la joie et l’allégresse, Geneviève donne naissance à son petit Frederik, l’ouvrant à toute une vie de conquête de bonheur et de liberté. Passé les quelques premières secondes d’émotion, Frederik Leloup regarde autour de lui, se gratte le menton et, avant de téter son premier sein, révèle à la cantonade qu’il est born to be free.

C’était il y a 50 ans. Bon annif, tout jeune quinqua !

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