Il m’aura fallu attendre 38 ans pour oser publier mon premier roman.
Pourtant, écrire n’est pas nouveau pour moi. J’ai déjà écrit et publié plusieurs ouvrages professionnels consacrés à la communication et au management. J’ai toujours eu cette envie d’écrire, mais je n’avais encore jamais franchi le pas de la fiction. Publier un roman, c’est différent : on ne s’appuie plus uniquement sur son expertise ou son expérience professionnelle. On expose son imagination, son univers, son humour et des personnages que l’on a parfois l’impression de connaître personnellement.
En mars 2025, Culotte et cocaïne est donc sorti aux éditions Academia. Un premier roman comique, décalé, qui joue avec les codes du polar et mélange mafia, suspense, quiproquos, humour noir et personnages pour le moins improbables. Et, accessoirement, une ourse.
Je savais que le roman était particulier. Je ne savais pas comment il serait reçu.
Un an plus tard, je peux dire que les retours des lecteurs m’ont fait énormément plaisir.
« Une lecture vraiment à part »
C’est probablement ce qui revient le plus souvent dans les chroniques : le roman ne ressemble pas vraiment à ce que les lecteurs ont l’habitude de lire.
Mélanie parle d’« une lecture vraiment à part » et explique qu’on est
« loin du polar classique et de ses codes habituels ». Elle a particulièrement apprécié le mélange entre mafia, drogue, kidnapping, suspense et humour, ainsi que cette impression de ne jamais savoir ce qui va arriver à la page suivante.
Maryline parle, elle, d’une « histoire complètement folle » et écrit :
« Impossible de savoir ce qui se trame, le lecteur découvre vraiment l’histoire au fil des pages, sans se douter de ce que ça va donner dans les pages suivantes. »
C’est exactement ce que j’espérais en écrivant le livre : emmener le lecteur quelque part sans lui donner trop vite la carte du trajet.
Le décalage semble avoir trouvé son public
Plusieurs lecteurs ont également insisté sur l’humour et le côté complètement décalé du roman.
Cassandra décrit un « univers extravagant mais surtout imprévisible et hilarant » et parle d’un roman « original et audacieux avec un chaos parfaitement orchestré ».
Une autre lectrice écrit simplement :
« J’ai souvent eu le sourire et parfois le rire. »
Et Lee Ham parle d’« aventures foireuses », de « situations cocasses » et de « quiproquos hilarants », tout en rappelant qu’il s’agit malgré tout d’un véritable roman policier.
C’est un mélange que j’assume complètement. Je voulais raconter une vraie histoire avec du suspense, mais sans me priver de faire dérailler les situations quand cela servait l’histoire.
Et puis il faut reconnaître qu’un roman avec des mafieux, un policier fétichiste, des pieds nickelés, une prostituée, des chiens perdus et une ourse ne partait pas exactement sur une trajectoire très raisonnable.
Des personnages qui restent en tête
Je suis également heureux de voir que les personnages ont marqué les lecteurs.
Maryline cite notamment Rachel, Raymond et Jeannine parmi ses personnages préférés.
Marion, de son côté, raconte avoir été intriguée au départ par le nombre de personnages et par la manière dont ils allaient bien pouvoir finir par se rencontrer. Puis elle découvre progressivement comment tout ce petit monde va finir par se retrouver au même endroit.
Elle résume ainsi son expérience :
« Les personnages sont tous plus fous les uns que les autres. »
Et elle décrit le roman comme une histoire « loufoque, complètement barrée, dingue et perchée » qui « fait un bien fou au lecteur ».
Je crois que c’est l’un des plus beaux retours que je pouvais recevoir. Parce qu’un personnage n’existe vraiment que lorsqu’il commence à exister dans l’imagination du lecteur.
Et surtout : les lecteurs ont passé un bon moment
Au-delà des qualificatifs, c’est finalement ce qui me satisfait le plus dans cette première année.
Cassandra parle d’« une histoire légère qui se lit posément après une longue journée compliquée ».
Mélanie écrit que le livre lui a fait « passer un excellent moment ».
Maryline explique quant à elle qu’elle a apprécié « de lire un truc sans se prendre la tête ».
Ce sont des phrases simples, mais elles comptent beaucoup pour moi.
Quand on écrit un roman, on peut passer énormément de temps à travailler une intrigue, un personnage, une scène ou une phrase.
On peut se demander si tout fonctionne, si les lecteurs vont comprendre, si l’humour va passer.
Puis le livre sort.
Et quelques mois plus tard, quelqu’un que l’on ne connaît pas vous dit qu’il a ri en lisant votre histoire.
À ce moment-là, tout prend un peu plus de sens.
Et maintenant, je fais quoi de mes autres livres ?
Cette première année m’a surtout donné envie de continuer.
Parce qu’il y a un autre détail assez amusant dans mon parcours d’écrivain : j’ai plus de 30 ouvrages qui dorment actuellement dans mon Drive.
Des manuscrits terminés, des projets commencés, des histoires qui attendent leur moment.
Ils sont là depuis parfois très longtemps.
Et mon rêve est de tous les sortir.
Je n’ai donc pas attendu 38 ans pour écrire. J’ai simplement attendu 38 ans pour oser publier mon premier roman.
Je n’ai pas envie de reproduire la même chose avec les suivants.
Pour mon prochain roman, j’ai d’ailleurs choisi une autre voie : l’autoédition.
J’ai beaucoup apprécié l’expérience de la publication de Culotte et cocaïne avec Academia, mais j’ai maintenant envie d’expérimenter une autre façon de faire. Découvrir tout ce qui se passe entre un manuscrit terminé et un livre entre les mains d’un lecteur : la couverture, la mise en page, l’impression, la distribution, la promotion, les ventes… et probablement quelques belles prises de tête au passage.
Je vais documenter cette aventure sur les réseaux sociaux, avec ses différentes étapes, mes choix, mes réussites et mes erreurs. L’idée est aussi de montrer ce que représente concrètement l’autoédition, plutôt que de ne montrer que le livre une fois qu’il est terminé.
Cette première année m’aura donc appris quelque chose de très simple : publier un livre est déjà une aventure. Mais le voir être lu en est une autre.
Et quand je regarde mon Drive et ses manuscrits qui attendent leur tour, je me dis que l’aventure ne fait probablement que commencer.
Quant à Culotte et cocaïne, il continue son petit bonhomme de chemin.
Et visiblement, l’ourse aussi.