Devoir de vacances

Posté le 10 août 2011 dans Divers

Les enfants, nous allons tenter de résoudre un problème logique. Ouvrez votre cahier et prenez note de l’énoncé du problème ! Vous allez voir, c’est un problème qui vous touche. L’institutrice aimait ces séances où elle apportait des cas concrets à ses élèves pour les aider à développer leurs facultés de raisonnement logique.

Grand Un : pendant les vacances, la SNCB se plaint souvent des perturbations occasionnées par la présence de groupes de jeunes qui n’ont pas réservé. Ça empêche notre entreprise nationale d’adapter ses trains pour la circonstance, et y compris de prévoir un nettoyage au retour des camps.
Ici, l’institutrice rigole. Ne notez pas cela, les enfants, mais vous savez ce qu’un contrôleur m’a dit la fois dernière ? Que les scouts, ça va à l’aller. Mais au retour du camp, on se rend compte tout de suite à l’odeur qu’ils ont passé deux semaines sans douche et sans lessive… Mais continuons, c’était une digression. Quoi, Jessica ? Oui, oui, on dit bien une « digression » et non une disgression, ma petite. Reprenons.

Grand Deux : les conséquences de ces non réservations sont systématiquement néfastes pour tout le monde. Les autres voyageurs que ça n’amuse pas de faire leur trajet avec un scout qui chante youkaidi youkaida assis sur leurs genoux ; les troupes de scouts qui ne peuvent bénéficier de places regroupées et voient par ailleurs leur image écornée ; les contrôleurs qui ont un surplus de travail imprévu et doivent gérer la mauvaise humeur de tout le monde ; les nettoyeurs de train qui, comme je l’ai dit, doivent décrotter tous les wagons par la suite. Non, Kevin, « décrotter » ne signifie pas seulement retirer les crottes, petit coquin… Par ailleurs, les temps d’embarquement et de débarquement sont augmentés, et la sécurité en prend un coup dans les lattes. Quoi, Mohamed ? Non, un coup dans les lattes n’a rien à voir avec un coup de latte.

Grand Trois : sachant que le coût des réservations en groupe reste sensiblement plus cher que le prix d’un trajet avec un simple Go Pass, la direction de la SNCB se demande ce qu’elle pourrait faire pour inciter les mouvements de jeunesse à davantage réserver leurs voyages en train.

Vous avez bien noté ? Je vous laisse trois heures et demi pour réfléchir. Quoi, Toto ?

  • Madame, c’est beaucoup trop simple comme problème. On n’est plus en première primaire quand même ! Il suffit que la SNCB rende le prix des trajets en groupe plus attractif que celui des Go Pass, et le tour est joué !…
  • C’est très très bien, mon Toto. Bravo ! Comme récompense, tu es nommé patron de la SNCB.

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