L’équipuncteur, toubib des entreprises

Posté le 1 octobre 2009 dans Divers

Dans mon activité de consultant et de formateur en management, j’ai de plus en plus souvent l’habitude de me présenter comme un toubib pour entreprises. Evidemment, on m’appelle généralement quand ça va mal plutôt que lorsque tout va bien. J’en accepte l’augure. Mais à côté de mes thermomètre et tensiomètre, je n’ai guère de médicaments dans ma mallette. C’est au corps (social) de se soigner. Il en a les ressources.
C’est pour cette raison que j’ai inventé le terme d’équipuncteur. L’équipuncture, c’est l’art de revitaliser les équipes en piquant là où ça agit. Parfois là où ça fait mal aussi. Et les interventions ne peuvent être que brèves, comme c’est le cas avec l’acupuncture. On voit tout de suite si ça prend, même si, de temps en temps, des “piqûres” de rappel restent nécessaires.
Un dossier très intéressant du Nouvel Obs de ce jeudi se penche sur le “travail qui fait mal”. Les bobos sont certains. Et parfois les maladies semblent incurables. Des tableaux comparent des sondages réalisés en France, en Allemagne et aux Etats-Unis. C’est drôlement intéressant. D’une manière générale, la France se distingue par un manque flagrant de confiance et d’identification à son entreprise. Aux States, 54% des salariés font confiance à leur entreprise, contre seulement 32 en France. 37% se disent déçus par leur entreprise en France, contre seulement 21% en Allemagne. En France toujours, 35% s’avouent lassés par leur entreprise, contre 8 seulement en Allemagne et aux Etats-Unis. Le thermomètre indique donc de fameuses différences.

Le remède ? La communication. A la question de savoir si l’information circule bien et de manière transparente, les réponses positives sont respectivement de 35% en France et de 68% aux Etats-Unis. La communication interne ne peut se sous-traiter. C’est avant tout la responsabilité du management. Or, ça ne coûte rien. C’est avant tout une question de culture et de respect. Heureux qui communique… fait de beaux résultats. Je pose mon aiguille : cette déformation du poème de Du Bellay est donc ma première piqûre d’équipuncteur.

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