La passion morbide d’une journaliste de la RTBF

Posté le 2 juin 2009 dans Divers

L’annonce du crash d’un avion est toujours une information qui frappe les esprits. Imaginer plus de 200 personnes totalement impuissantes passer en quelques secondes dans cet irrémédiables de la disparition brutale fait évidemment froid dans le dos. Aucune entreprise ou organisation, qu’elle s’appelle Air France ou autrement, ne peut être totalement prête à gérer ce genre d’événement sur le plan de la communication. Au-delà des procédures concertées, ce sont toujours des hommes et des femmes, êtres d’émotions, qui doivent, à un moment donné, faire face à la réalité. Et annoncer que, oui, on est sans nouvelles de cet avion. Et que oui on craint forcément le pire.
Cette communication de crise est difficile, très difficile. On peut y être prêt, on aimerait toutefois n’avoir jamais à la faire.

Au nom de quel principe alors faut-il qu’une journaliste parfaitement idiote de la RTBF se mette à jouer aux justicières de l’information froide et sans reproche ? La voilà qui débarque sur son cheval blanc à Roissy, micro en tête et caméra brandie, à invectiver tout le monde. Les pauvres employés de l’aéroport qui doivent malgré tout poursuivre leur boulot : “Et vous ne dites rien du tout aux gens qui embarquent ?!…” Ces milliers d’autres voyageurs qui justement continuent à embarquer, dans l’ignorance : “Et alors ?! Vous ne savez même pas qu’un avion s’est crashé avec 228 personnes à bord ?!…” Elle est mauvaise, cette journaliste, brutale, méchante même. Elle joue sur la peur, sur la mort des autres, sur le morbide. C’était au JT de ce dimanche soir, 19h30 à la RTBF. Elle semblait contente, cette journaliste, heureuse : elle avait trouvé son filon, son accroche : l’inhumanité de la communication.

La mort est suffisamment forte, Madame la journaliste de la RTBF, pour que l’on ait besoin de votre sensationnalisme populiste et facile pour s’en émouvoir

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