Ma doublure

Posté le 8 décembre 2009 dans Divers

Ma conférence en Algérie date déjà du mois de mai dernier. C’était chouette, très chouette. Beaucoup de monde dans la salle. Et beaucoup de questions. C’était sur la communication. Avec mon laïus habituel qui met en évidence la seule règle qui compte en communication, à savoir que l’important n’est pas ce qui est dit, mais bien ce qui est compris. Ou perçu. Dans la séance de questions / réponses, j’ai évoqué ma crainte – et ma certitude – de voir le journalisme disparaître à brève échéance. Plusieurs causes à ce phénomène annoncé, dont une certaine forme de légèreté de la part des journalistes qui, ne vérifiant pas toujours très bien leurs sources, apportent de moins en moins de valeur ajoutée. Soit.

Je viens de recevoir quelques coupures de presse. Parmi celles-ci, celle d’Algérie News, où le journaliste reprend précisément certaines de mes affirmations, faisant d’ailleurs de celle que j’évoque ci-dessus le sous-titre de son article, avec une belle faute au passage : “Dans une quinzaine d’années, ont (sic !) risque de voir disparaître certains médias classiques”. Mais à l’évidence, le journaliste ne disposait pas d’appareil photo. Qu’à cela ne tienne, se dit-il, on est dans l’ère de l’électronique, le conférencier a suffisamment insisté là-dessus avec son “Homo Connectus”

Google est là pour cela. Il tape Pierre Guilbert, trouve plusieurs photos, et choisit sans doute celle qui est la plus belle. En l’occurrence celle de mon ami et client Lorenzo, lequel avait témoigné de mes formations dans mon site Web. Bien sûr, je peux me satisfaire d’une doublure, au cas où mes proches considéreraient que l’Algérie est devenue vraiment trop dangereuse. Mais ce que je trouve le plus chouette, c’est cette magnifique illustration du manque de vérification de l’info par les journalistes. Tel est pris en défaut qui croyait prendre en photo.

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