Morbide, Masaga ?

Posté le 29 novembre 2010 dans Divers

Parfois, certaines personnes nous font ce… disons constat : parler de la mort sur Masaga, c’est morbide. Que répondre à cela ?
Que la mort est le prolongement de la vie, son dernier acte. Et que le réussir, avec toute l’émotion et le respect qu’il mérite, reste un challenge pour toutes celles et ceux d’entre nous qui mourront un jour…

Loin de voir de la légèreté dans ces propos, nous pensons surtout que Masaga, en se proposant d’offrir un réceptacle éternel à notre mémoire, est une magnifique ode à la vie. En fait, Masaga répond à deux besoins fondamentaux :
Pour l’émetteur, celui qui raconte, il y a le besoin de laisser une trace. Ce besoin a existé de tout temps. Que l’on pense, par exemple, à l’époque des cavernes et à ses peintures rupestres. Bien sûr, la meilleure trace que l’on laisse se trouve dans nos enfants, et petits-enfants. Un riche laboureur sentant sa mort prochaine fit venir à lui ses enfants. Et leur parla sans témoin… Mais au-delà de ses enfants, c’est toute la lignée qui suit qui sera la meilleure trace, la plus vivante, celle qui reprend le témoin de la vie, qui hérite des valeurs qui l’ont précédée.
C’est là que l’on retrouve le deuxième besoin auquel veut répondre Masaga : celui des « récepteurs » de nos traces, de nos vies : tous nos descendants, qui trouveront dans nos histoires des réponses, peut-être, aux questions qui nous ont aussi taraudés…

Voilà en quoi Masaga, c’est la vie et non la mort. Celle-ci n’existe en effet que par la première. Sans vie, il n’y aurait pas de mort. Et nier sa propre mort, c’est refuser la vie à ceux qui nous succèderont. Notre meilleure trace. Nos lecteurs les plus intéressés.

Alors, morbide, Masaga ? Que du contraire, et que vive la vie !

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