Un nom pour un nouveau pays

Posté le 20 novembre 2010 dans Divers

On oublie souvent de l’évoquer, mais s’il y avait sécession en Belgique, il faudra bien trouver un nom pour ce nouveau pays qui comprendrait les Francophones de l’actuelle Belgique. On ne va quand même pas l’appeler “Communauté Wallonie – Bruxelles”, ce qui ferait un peu république caucasienne, non ? Moi qui adore trouver des noms, pour des entreprises, des restos, des projets, j’ai décidé de plancher sur la question. Et voici le fruit de mes réflexions.

Tout d’abord, il s’agit de marquer l’origine. On était tous Belges au début. Et puis, marquons les deux identités distinctes, celle des Bruxellois et celle des Wallons. Pour les premiers, n’oublions pas la minorité flamande, que l’on respectera comme il se doit ; et pour les seconds, ne négligeons surtout pas nos frères germanophones. Enfin, intégrons dans ce nouveau nom la frontière qui divisera géographiquement ce nouveau pays en deux et qui sera uniquement flamande.

Cela donne donc : B pour rappeler le nom d’origine. La fusion des deux régions étant un aboutissement, la finalisation d’une construction longue de près de deux siècles, prenons les deux dernières lettres de chacune des régions. Pour faire honneur à la minorité flamande, prenons le nom flamand de Bruxelles, ce qui donne EL. Et IE pour Wallonie, auxquels on ajoutera un umlaut, ce tréma allemand, pour ne pas oublier la minorité germanophone. Et enfin, le G de grens (frontière en néerlandais) pour marquer cette séparation qui restera inique et quand même une fameuse tache dans notre construction identitaire. Voilà. Résultat des courses : B-EL-G-IË. België. Ouais, pas mal. Il paraît que ce nom est déjà utilisé, mais que ses actuels propriétaires seraient prêts à le revendre pour pas cher. Restons discrets dès lors, histoire de ne pas faire monter les enchères…

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