Y a d’la joie avec Claude François

Posté le 5 mars 2017 dans Divers

Depuis toujours, sa maman avait décidé de prénommer sa fille Claude. Le jour venu, il y a un peu moins de 40 ans, elle oublia qu’entretemps elle avait épousé un monsieur François. Ça fait donc plusieurs dizaines d’années que Claude est bien obligée de jongler quotidiennement avec l’humour. Comme avec l’optimisme. Allez, il y a pire comme fardeau à porter qu’un nom qui fait sourire.

Elle en rigole même très bien. « Je n’allais quand même pas prendre mon second prénom : Georgette… » dit-elle sur scène.
Sur scène ? Ben oui, quand on s’appelle Claude François, on a sans doute une sorte de prédestination à monter sur les planches.
J’ai été la voir ce samedi soir à Liège. Et c’était superbe. C’est, comme elle l’appelle elle-même, une funférence, c’est-à-dire un moment drôlement chouette, où on rigole et où en même temps elle nous dit des choses. Retrouvons notre âme d’enfant, par exemple, avec la spontanéité et le rire, pour la faire cohabiter avec la liberté et les choix qui peuvent caractériser notre âge adulte. C’est dans ce cheminement qu’elle nous emmène, un peu plus d’une heure durant. A peu près 80 minutes de rires, de sourires et de propos aussi pertinents qu’impertinents. On se frotte les yeux souvent, et on en sort rayonnant.

J’ai adoré, littéralement. Totalement.
Un talent que j’ignorais. Doublé d’un professionnalisme certain et renforcé par une présence sur scène aux antipodes de ce que laisse à penser le crapuleux photomontage que je viens de réaliser ci-dessus.
J’avais pourtant une appréhension. Peur que le côté clown ne l’emporte sur le contenu, ou que celui-ci se cantonne dans un discours trop fleur bleue et style gnangnan tout le monde il est beau tout le monde il est gentil.
Après cinq minutes, mes craintes étaient estompées, et j’en avais pour mon grade à retirer au moins une vingtaine de fois mes lunettes pour frotter mes yeux. Mon âme d’enfant était revenue à la surface. Tandis que mon regard d’adulte me faisait dire que j’inviterai Claude un jour à Bruxelles. Vous imaginez l’effet : « Les amis, je vous invite à un spectacle de mon amie Claude François. »
Le public, j’en suis sûr, sera ravi. Et moi j’en serai très fier. Et ému. Sans doute devrai-je encore me frotter les yeux plus souvent qu’à mon tour.
Tant, de la joie, il y en a.

Claude, cheveux noirs, a créé il y a quelques années Confiance en soi, avec ma grande amie Evelyne Faniel, cheveux blonds.
N’hésitez pas à faire appel à elles. Elles en valent la joie.

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